Péronne

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Péronne
Département Saône et Loire
Territoire
Arrondissement Arrondissement de Mâcon
Canton
Intercommunalité
Code Insee, postal
Habitants 655
Site web Péronne

Péronne est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région de Bourgogne-Franche-Comté.


Situation administrative

Histoire et patrimoine

  • Habitat gallo-romain :

- fragments de tuiles et de briques mis au jour ;
- des vestiges de constructions gallo-romaines, au lieu-dit "Bérizy" au XIXe siècle, passant pour être ceux d'une villa ; idem au lieu-dit "En Mortier", non loin d'une source, où les vestiges étaient accompagnés de tuiles romaines et d'une monnaie ; - à Vaux-sous-Targe et sur la pente ouest du "Mont-de-Vaux", des murs anciens et de nombreuses tuiles romaines ont été trouvés avant 1927 ;[1]

  • Vestiges de voie romaine, celle de Mâcon à Autun, connue localement comme le "chemin des Romains", notamment à Saint-Pierre-de-Lanques, aux lieux-dits "Le Fournet" et "Le chemin du Fournet" [2] ;
  • la première mention du village remonte à 585, Perrunas selon une charte de Saint-Vincent de Mâcon ;
  • des sépultures : au "Mont de Vaux", sept en caissons de dalles brutes, vers 1900 ; dans le bourg, une sépulture d'adolescent, vers 1930, le corps couché entre deux pierres brutes, du grès vert du pays. D'autres sépultures semblent exister autour [3]
  • Sur les ruines du château du roi de Bourgogne, Gontran, l'abbaye de Cluny fait bâtir une nouvelle place forte ;
  • En 1477, Péronne se situe dans la châtellenie de Vérizet, elle-même comprise dans le bailliage du Mâconnais ;
  • 1633 : construction de la Tour de Champagne ;
  • En 1670, Péronne se situe dans l'archiprêtré de Vérizet, dans le diocèse de Mâcon ;
  • XVIIIe siècle : Les deux villages de Péronne et Saint-Pierre sont réunis ;
  • XIXe siècle : Alphonse de Lamartine séjourne à plusieurs reprises dans le manoir de la Tour-Penet appartenant à son oncle.
  • XIXe siècle : construction de l'ancienne école de filles ;
  • 1901 : construction de la nouvelle mairie
  • 1908 : construction du bureau de poste.

Toponymie

Les érudits ne sont 
pas d’accord sur l'origine du nom.

  • Les uns le font venir des mots celtiques :

- PERRHAON: Place très forte : ce qui pourrait être rapproché de la 
légende du sommet de la montagne les As, qui relie Péronne, Viré et Burgy et qui aurait été une des plus 
puissantes places fortes gauloises ;
- PERRONN: Endroit marécageux, justifié peut être par le fait que 
tout le bas de Péronne était très humide. - PEDR ONA : c'est l'hypothèse de Gabriel Jeanton, qui

  • D’autres auteurs, le font venir du latin :

PERO, PERRONIS : guetré ou botté. PERONOEI : guetré ou botté. Parce que les premiers habitants étaient obligés de 
porter ce type de chaussures pour traverser les marais. PER RANAS : au milieu des grenouilles. Ces animaux étant très nombreux autrefois. Il serait intéressant, pour vérifier la première
 hypothèse, de rechercher les traces de la place forte. Cet endroit, en friches et en taillis serrés, laisse 
entrevoir en effet des profils qui pourraient être 
ceux d’anciennes murailles et constructions.[4]

Lieux cultuels

Eglise Sainte-Madeleine : le site est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques ; On trouve une trace de cette église dans un document datant de 938 : ne subsiste de cette époque que la façade occidentale.
Elle a probablement été reconstruite entre 1080 et 1120 (nef, clocher et abside).
D'autres modifications ont été apportées entre les XVIIIe et XXe siècles : ajout d'une sacristie (1786), restauration de la charpente ; construction du porche et du clocher (1847) ; rehaussement du clocher (1877).
Le projet communal de rénovation de l'église.

  • Linteau de l'église, classé monument historique ;
  • Prieuré :

L'église de Péronne, du plus beau style roman, ne présente pas de trace de fortification. Mais elle est flanquée, au nord, par le "château des moines de Cluny, rebâti au XVIIe siècle.
Il est constitué d'un grand logis à deux pavillons et un demi-étage, bâti au droit du chœur de l'église. Il est prolongé vers le nord par un bâtiment de commun. La cour du prieuré est fermée d'une muraille au nord et à l'ouest. L'angle nord-ouest de la cour est flanqué d'une tour carrée. Une tourelle ronde [5], flanquait la porte de la cour, vers la façade occidentale de l'église.

  • Ancien presbytère, XVIIe siècle ;
  • 4 croix.

Autres patrimoines

  • Maisons mâconnaises à galerie ;
  • Château de Vaux-sous-Targe : reconstruit au XIXe siècle sur l'emplacement de l'établissement clunisien. (monument historique)

A 500 m à l'est de l'église, l'édifice actuel a été presque entièrement reconstruit en 1806 sur les vestiges d'une demeure elle-même très remaniée au XVIIe siècle. Seules deux meurtrières taillées dans un mur de 1 m d'épaisseur situé dans l'aile nord et des reliquats de douves avec cordons d'escarpe témoignent de la présence d'un habitat fortifié antérieur.

  • Manoir de la Tour-Penet, XVIIe siècle ;

Au nord de Péronne, en rebord de plateau, la tour Penet est un domaine de l'époque moderne, avec plusieurs bâtiments autour d'une cour. Le logis seigneurial, dans l'angle nord-est, est un bâtiment compact flanqué de trois tours rectangulaires au nord-est, sud-est et sud-ouest. Ces tours ont été enduites, mais on distingue néanmoins un trou à mousquet sur le parement ouest de la tour sud-est.

  • Manoir du Carruge ;
  • Lavoir couvert, XIXe siècle ;
  • Lavoir de l'Isérable, 1820 ; Lavoir Saint-Pierre, 1929 ;
  • Plusieurs puits, dont ceux des "Cours-Thibauds", des "Picards" ou de "Carruge" ;
  • Pigeonnier

Loisirs et culture

Economie

Malgré sa petite taille, la commune de Péronne possède de nombreux services et commerces de proximité, en particulier dans le domaine de l’artisanat. Péronne possède une zone artisanale le long de la route conduisant à Azé.

Agriculture

Le secteur agricole est une activité fortement développée sur le territoire de Péronne, occupant 574 Ha de superficie agricole utilisée. Ce secteur emploie de nombreux actifs à l’année, auxquels s’ajoutent les saisonniers en période de vendanges. Les vignes représentent une surface de 222,53 ha sur le territoire communal. Dans l’ensemble, si quelques exploitations sont tournées vers l’élevage (bovins, ânes, chevaux), l’essentiel de l’activité agricole reste orientée vers la vigne.

Espace et territoire

Altitude : 275 mètres
Superficie : 1056 hectares
Densité :

Notes

  1. Gabriel JEANTON, in « Le Mâconnais gallo-romain », tome I, 1927, p.75
  2. G. de Leusse, la voie romaine de Mâcon à Autun, in Bulletin archéologique. Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, 1922, p. 7
  3. , in « Cimetières mérovingiens », de H.GAILLARD de SEMAINVILLE, 1980, pp. 47-48
  4. Le site internet http://www.heurte-bise.com/?page_id=2945
  5. attestée sur le cadastre de 1809