Vérosvres

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Vérosvres
Département Saône et Loire
Territoire
Arrondissement Arrondissement de Mâcon
Canton
Intercommunalité
Code Insee, postal 571 / 71220
Habitants 449 Vroulons

Vérosvres est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région de Bourgogne-Franche-Comté, située dans les monts du Charolais, entre les montagnes de Suin, de Botey et le col des Vaux.

Situation administrative

Histoire et patrimoine

Etymologie

  • Le nom du village pourrait provenir du gaulois "Verobriga", des mots gaulois vero correspondant à « vrai, bon », et briga qui veut dire « forteresse ». Vérosvres pourrait signifier « bonne forteresse ».
  • Le lieu-dit Sermaize paraît se rapporter à un poste de Sarmates établi à proximité de la voie gallo-romaine Suin-Roanne.

Histoire

Août 1870 : Ouverture de la gare de Vérosvres, sur la ligne Mâcon – Paray-le-Monial.

  • La première mention du lieu remonte au XIe siècle, Veraurus[1] ;
  • Après 1477, Vérosvres ressort pour partie du bailliage de Charolles et de la châtellenie d'Artus[2] ; et pour partie du bailliage de Mâcon et de la châtellenie de Bois-Sainte-Marie.
  • Le 22 juillet 1647 : Marguerite Alacoque naît à Vérosvres ; c'est le cinquième enfant d’une famille qui en compte sept. Miraculeusement guérie de rhumatismes paralysants après avoir prié la Vierge, elle choisit d’adjoindre Marie à son premier prénom et d’entrer au couvent. À la Visitation de Paray, elle se sent accueillie par la voix du Christ lui murmurant : « C’est ici que je te veux. » Au terme de son noviciat, elle prend l’habit le 25 août 1671 avant de prononcer ses vœux perpétuels le 6 novembre 1672. Les apparitions se produisent dès 1673 et se poursuivent jusqu’à sa mort. Le Christ lui montre son cœur et lui dit notamment :
« Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit d’eux en retour que des ingratitudes. » 
  • En 1670, Vérosvres fait partie du diocèse d'Autun et de l'archiprêtré de Bois-Sainte-Marie ;
  • En 1789, Verosvres était partagé entre les bailliages de Charolles et de Mâcon et jusqu'en 1783 entre les recettes de Charolles et de Semur-en-Brionnais, le tout de la recette de Charolles depuis 1784. Son église, sous le vocable de Saint-Bonnet, relève du diocèse d'Autun, archiprêtré de Bois-Sainte-Marie. Elle dépend de l'abbaye de Cluny (prieuré de Mazille) ;
  • En 1790, le village est intégré au canton de Saint-Bonnet-de-Joux ;
  • En 1920, le bourg de Vérosvres formait une agglomération de quatre-vingts maisons environ, alors desservie par une ligne de chemin de fer, désormais disparue, qui reliait Paray-le-Monial à Mâcon, avec une station dénommée "Les Terreaux-Verosvres".

Patrimoine

  • Église, placée sous le vocable de Saint-Laurent ;

Un mot sur le marguillier du village.

  • Château du Terreau :

Le site se trouve à environ 800 mètres au nord-ouest de l’église actuelle.
Françoise Vignier donne la description suivante : « Cerné de fossés asséchés, le château consiste en un corps de logis principal et deux ailes en retour d’équerre encadrant une cour. Couverts de toits à croupes, ces bâtiments comprennent un rez-de-chaussée, un étage carré percés de baies à linteau en arc segmentaire et un étage de comble éclairé par des lucarnes à pignon découvert. Celle qui se trouve au centre de la façade du corps principal donnant sur la cour d’honneur est inscrite entre deux pilastres supportant un fronton cintré et flanqué d’ailerons.
La façade est flanquée sur ses angles de deux tours rondes à base légèrement talutée, vestiges de l’ancienne forteresse. A la tour sud-ouest est accolée une tourelle circulaire coiffée, comme elle, d’un toit conique. Une terrasse à balustrade, reliée au parc par un large pont de pierre, règne entre les deux tours. Un pavillon du XIXe s. à un sous-sol, deux étages carrés, un étage attique et un étage de comble sous un toit brisé est adossé à l’aile nord. Il est percé à l’est d’une haute porte-fenêtre en plein cintre donnant sur un balcon courbe à appui-corps en fer forgé. L’ensemble est précédé, au centre d’une grille, d’un portail à piédroits en bossages surmontés de lions porteurs des armoiries des Thibaud de Noblet et des Saulx-Tavannes.

  • A 2700 mètres au sud-ouest de l'église, les derniers vestiges "des Pierres", encore en élévation, ont été détruits dans les années 50. Actuellement, il est possible de recenser l'existence d'une cave, non encore comblée et d'un amoncellement de pierres regroupées en bordure d'un pré. Au sein de celles-ci, nous avons pu remarquer la présence d'un meneau en grès. Toute mesure est impossible du fait de la destruction du site. Le plan cadastral de 1824 montre une tour isolée et un corps de bâtiment accolé d'une petite tour qui a pu servir de cage d'escalier.
  • Dronvent est situé à flanc de colline et domine la vallée où coule le ruisseau des Pierres. La région est montagneuse et recouverte de forêts. Il ne reste aucun vestiges d’une maison seigneuriale. Il est probable qu’elle se trouvait à proximité du prieuré, où un groupe d’habitations, encore visible sur le cadastre napoléonien, ont été détruite depuis.[3]
  • Maison natale Ste Marguerite Marie Alacoque : la chambre de la bienheureuse, datant du XVIIe siècle et présentant au plafond des peintures d'époque est aujourd'hui convertie en chapelle que l'on peut visiter librement.

Ecoles

Au bourg :

  • une école publique de garçons
  • une école publique de filles
  • une école libre de filles dirigée par les soeurs de St François d'Assise

Au hameau des Janots :

  • la maison natale de Ste Marguerite-Marie

A la canonisation de Ste Marguerite-Marie Alacoque, en 1920, sa maison natale, jusqu'alors habitée par des fermiers successifs devient propriété de la "Bourgogne Immobilière" qui gère les biens de l'Evêché d'Autun.

La partie exploitation fut remplacée par une maison d'habitation telle qu'elle est encore aujourd'hui. Lorsque les travaux furent achevés, les soeurs de St François d'Assise, déjà implantées à Vérosvres, furent appelées par l'Evêque d'Autun en 1926, pour recevoir les pélerins et accueillir des jeunes filles du milieu rural.

C'est ainsi que s'ouvrit en 1932 un orphelinat, puis une école secondaire de 1940 à 1947.


De l'école ménagère au lycée professionnel

Répondant aux besoins du moment, les religieuses ouvrent, en 1947, un centre ménager agricole communément appelé "école ménagère" placé sous l'égide du Ministère de l'Agriculture et géré par un conseil d'administration.

Dans le souci constant du développement de la personne humaine, les religieuses accueillent d'abord des jeunes filles du monde rural, en alternance une semaine sur deux, leur inculquant, avec le français, le calcul, des notions d'hygiène, de puériculture, de nutrition etc...

Puis, à partir de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, le centre fonctionne à temps complet, incluant l'enseignement général avec la formation professionnelle.

L'école ménagère devient CERF (Centre d'enseignement rural féminin).

Les élèves peuvent alors se présenter, outre les examens professionnels : CAPA, BEPA services aux personnes, au certificat d'études primaires et brevet des collèges section technologique.

En 1989, s'ouvre la mixité. La même année, le centre s'oriente vers un cycle long : BTA services en milieu rural. Il permet l’accès aux concours d'entrée des écoles d'infirmier, d'aide soignant, de moniteur éducateur ou poursuite d'études : BTS.

En 1990, l'administration passe à une direction laïque sous la tutelle congréganiste.

Le CERF prend le nom de "Lycée Professionnel Privé Sainte Marguerite-Marie".

S'ouvre encore un centre de formation continue, qui prépare le BTS économie sociale et familiale - diplôme d'état de niveau III - ainsi que le CAP petite enfance, en 1 an. Par la suite, il est déplacé sur Mâcon pour la proximité des centres culturels, lieux de stage...

Dans les années qui suivent, cet établissement, avec des constructions nouvelles, accroît considérablement ses possibilités de développement et d'accueil.

Après avoir connu des années florissantes, ce lycée, en raison de la démographie, de la création de filières identiques alentour, de sa situation géographique en milieu rural... voit ses effectifs d'élèves diminuer progressivement, ce qui entraîne sa fermeture en 2015.

En 2020, l'Association diocésaine rachète les bâtiments ayant appartenu à l'Association du lycée. On peut espérer que de nouveaux projets se mettent en place.

Transports

La voie ferrée

La ligne de chemin de fer Macon-Paray-le-Monial fut mise en exploitation le 16 Août 1870 avec le passage de trois trains mixte (voyageurs et marchandises) aller-retour par jour.

Dans les années 30, la voie ferrée est désertée au profit des voitures, des camions et surtout des autocars. Devant cette concurrence, le service voyageurs ferré est supprimé le 15 mai 1939 et remplacé par trois allers- retours quotidiens en cars par les transports Citroën de Lyon.

Le 1er décembre 1943, la pénurie d'essence rendant les transports routiers insuffisants, la SNCF adjoint une voiture voyageurs au train de marchandises mais ce service sera supprimé l'été 47 et remplacé par les navettes Citroën.

Et le 17 Août 1953 le dernier train quotidien de marchandises est à son tour supprimé marquant la fin de la voie ferrée à Vérosvres.

Le département s'étant rendu acquéreur de l'ancienne ligne, la gare et les passages à niveaux ont été démolis pour la construction de la route Express aujourd'hui appelée RCEA.

Loisirs et culture

Personnalités liées à la commune

  • Marguerite-Marie Alacoque : religieuse, née à Vérosvres en 1647, canonisée en 1920, et à l'origine du culte du Sacré-Cœur.
  • Pierre Albuisson, né en 1952, artiste dessinateur et maître graveur.

Economie

La vie économique v'roulonne

Agriculture

C'est un pays d'élevage bovin-viande. Certains agriculteurs pratiquent la vente directe.

Espace et territoire

Notes

  1. in Pouillés de la Province de Lyon, par Auguste Longnon, 1902, p. 64
  2. sur la commune de Beaubery
  3. description par le centre de castellologie de Bourgogne (Cecab), base de données - 2600 châteaux-forts de Bourgogne - 2014